Publicité: Internet aussi influent que la télévision

2 09 2009

L’influence des campagnes publicitaires sur les ventes des marques de biens de consommation est sensiblement identique que le support soit la télévision ou Internet, ce dernier permettant un ciblage précis. Une bonne nouvelle au plus fort de la crise des annonceurs.

Après avoir passé au crible les attitudes de quelque deux millions d’internautes sur une période de près de trois mois, une étude souligne l’influence des publicités en ligne sur le consommateur. Les marques qui ont fait appel à des campagnes en ligne ont vu leur ventes augmenter en moyenne de 9%, contre 8% lorsque le consommateur était touché par la télévision. Sur douze semaines, les campagnes publicitaires en ligne ont enregistré une portée moyenne de 40% dans le segment cible.
Cette étude menée par comScore et dunnyhumbyUSA portait sur des biens de consommation courante (BCC) tels que des denrées alimentaires ou des produits sanitaires usuels (dentifrice, déodorants). Les campagnes en ligne apparaissaient sous forme de bannières statiques ou de supports plus élaborés. Quelque 80 % de ces campagnes ont enregistré une augmentation significative des ventes des marques dont la promotion était assurée.
Afin d’évaluer les deux supports publicitaires, les résultats obtenus ont été comparés aux données relatives aux publicités télévisuelles, recensées par Information Resources Inc. (IRI) à l’aide d’un système comptabilisant les paniers d’achats en grande surface des clients munis d’une carte de fidélité. « Il semblerait que le ciblage plus précis d’Internet, notamment parce qu’il permet d’atteindre plus facilement le segment démographique visé, est la raison principale de son efficacité, a commenté Gian Fulgoni, le président de comScore. Ce sont des données importantes en soi, mais lorsque l’on considère le fait que la publicité en ligne est généralement moins chère que celles diffusées à la télévision, les résultats sont d’autant plus probants.« 
Second enseignement de cette étude : plus que la seule augmentation des ventes à court-terme, les campagnes diffusées sur Internet permettent aussi une meilleure imprégnation des marques à long-terme.
Avec l’actuelle crise que vivent des annonceurs et médias, ces résultats ouvrent la voie au marché de la publicité en ligne, jusqu’ici minimisé à cause de la faible confiance (supposée) de son impact sur le consommateur. « Les résultats de l’étude semblent très encourageants, analyse Sunil Garga, directeur de Mphasize, société spécialisée dans le marketing et l’analyse des médias. Internet s’impose en effet comme un moyen d’augmenter les ventes pour les marques BCC. » Plus précis et plus personnalisé, Internet permet donc une entrée dans l’imaginaire du consommateur toute aussi efficace que les mass médias classiques.
Source: Les Echos
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La publicité en ligne représentera 15% des dépenses totales des annonceurs en 2012 selon Idate

27 04 2009

« Un marché de 59  milliards d’euros en 2012, contre 31 milliards en 2008.

Dans sa dernière étude consacrée au marché de la publicité en ligne, l’IDATE ( Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications  en Europe) confirme que le marché mondial de la publicité en ligne a atteint 30.6 milliards EUR nets en 2008 et s’élèvera à 58.8 milliards EUR en 2012, soit 15% des dépenses médias totales des annonceurs.

« La crise économique va globalement être bénéfique au Web », déclare Sophie Girieud, Chef de projet de l’étude, « En effet, la croissance du marché de la publicité en ligne se nourrie des transferts de budget des annonceurs des médias traditionnels et du hors média offline (national mais aussi local) vers le Web, et plus spécifiquement vers le marketing direct en ligne. Ce phénomène de report budgétaire devrait être accéléré par la crise économique qui incite les annonceurs à arbitrer en faveur du Web. En 2009, Internet devrait ainsi être le support publicitaire en plus forte croissance, même si celle-ci devrait ralentir » (selon l’IDATE : 12.1% en 2009 contre 20.7% en 2008 à l’échelle mondiale).

Les revenus de la publicité sur Internet progresseront à un rythme annuel moyen de 19.6% entre 2009 et 2012, soutenus à la fois par la progression continue des usages et du nombre d’internautes, et également par les transferts de budget des annonceurs des médias traditionnels et du hors média offline (national mais aussi local) vers le Web, et plus spécifiquement vers le marketing direct en ligne (liens sponsorisés notamment). Ce phénomène de report budgétaire devrait être accéléré par la crise économique qui incite les annonceurs à arbitrer en faveur du Web.

Internet constitue avant tout un support de communication hors média : le search marketing représentera ainsi la moitié du marché mondial de la publicité en ligne en 2009, soit 17.2 milliard EUR. Son poids atteindra 53% en 2012 pour des revenus estimés à 31.3 milliards EUR.

Les revenus mondiaux nets du display progresseront de 12.3 milliards EUR en 2009 à 21.2 milliards EUR en 2012. Sa part de marché à l’échelle mondiale se maintiendra aux alentours de 36% grâce au développement des formats rich média et vidéo. La publicité vidéo devrait en effet devenir le format le plus dynamique du marché de la publicité en ligne dans les prochaines années. »

Source IDATE





Des perspectives moroses pour la publicité en ligne

3 03 2009

Selon un article du Figaro publié ce mardi 2 mars, les investissements en ligne qui n’étaient pas affecte par les affres de la crise avec une croissance à deux chiffre, semblent être eux aussi touchés.

La publicité en ligne rattrape par la récession de Marie-Catherine Beuth

Les investissements publicitaires sur le Web pourraient décliner de 5 % au premier trimestre aux États-Unis. En France, leur croissance a fortement ralenti.

Internet n’est plus à l’abri. Conforté par une croissance à deux chiffres pendant plusieurs années, le média comptait tromper les affres de la crise économique mondiale. Mais le marché publicitaire américain se prépare à une sévère désillusion : selon la société d’études IDC Research, les investissements publicitaires sur Internet pourraient baisser de 5 %, aux États-Unis, au premier trimestre. Ce serait la première contraction du marché depuis l’éclatement de la bulle Internet en 2001.

«Les choses risquent d’empirer au deuxième trimestre», prévient même l’analyste Karsten Weide, à l’origine de ce fâcheux diagnostic. «Les prévisions qui tablaient sur une croissance annuelle dans le bas de la fourchette à deux chiffres, y compris la nôtre qui anticipait une progression de 10 %, sont trop optimistes», poursuit l’analyste dans sa note. Il appuie sa prévision sur la croissance quasi nulle des dépenses des annonceurs au dernier trimestre 2008 (+ 0,4 %), les suppressions de campagnes de bannières pendant la même période (- 7 %) et l’effondrement du marché des petites annonces sur Internet (- 18 %). Au premier trimestre, les campagnes de bannières devraient continuer de baisser, tandis que les liens sponsorisés croîtront au ralenti. Le bilan sera donc négatif, conclut IDC Research.

La France n’est pas épargnée par ce coup de frein sur les investissements, même s’ils continuent de progresser. Au mois de janvier, les investissements publicitaires bruts sur Internet, hors liens sponsorisés, ont ainsi augmenté de 11,3 %, selon l’institut TNS Media Intelligence (TNS-MI). Il y a un an, à la même période, la croissance du marché s’élevait à 35,9 %… Ce qui est une récession aux États-Unis, marché plus mature, se traduit donc en France par une vive baisse de la croissance.

Maturité du média acquise

«Ce n’est pas une baisse mais un ralentissement dans la mesure où on ne se compare pas à zéro», explique Jérôme de Labriffe, président de l’Interactive Advertising Bureau (IAB) en France, qui fédère annonceurs et agences conseil du Net. Le marché français devrait donc rester en croissance au premier trimestre. Mais impossible de se prononcer sur le reste de l’année. «Nous attendons encore les chiffres des soldes. Décembre a été un mois plutôt favorable. Sur la fin d’année, le média a confirmé son dynamisme», souligne-t-il. Autre facteur rassurant, de septembre à décembre, le nombre de nouveaux annonceurs français sur la Toile avait encore progressé de 17 %, a relevé TNS-MI. Si le budget moyen n’augmente pas pour autant, cette hausse est interprétée comme un signe de confiance pour le média.

L’impact de la crise sur les investissements en ligne prouve surtout que «la maturité du média est acquise» , analyse Jérôme de Labriffe. La «phase de curiosité» est révolue, Internet a fait ses preuves de «média pérenne». La crise devrait donc favoriser l’émergence de plans plurimédias plus recherchés. De même, le marché du mobile offre de nouvelles opportunités de communication interactive. «Les États-Unis sortiront de la crise plus vite que nous, mais nous les rattraperons plus rapidement qu’en 2003 !», parie le patron de l’IAB France.